La Corse est profondément attachée au christianisme, comme en atteste la présence sur toute l'île de nombreux couvents, églises ou chapelles... Nous vous invitons à découvrir ce riche patrimoine à travers quelques-uns des plus beaux édifices religieux de Corse, dont le style va de la sobriété de l'art roman des Pisans à l'exubérance du baroque génois.
Autre rubrique à consulter : Cargese et ses deux églises
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L'église Santa Maria Assunta Plus connue sous le nom de "A Canonica", cette ancienne basilique pisane du 12ème siècle se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud de Bastia, à proximité de l'aéroport de Poretta et du village de Crocetta. Ancienne cathédrale de l'évêché de Mariana, elle est typique de l'architecture pisane avec ses dimensions modestes (35m de long, 13m de haut et 12m de large) et ses lignes simples. Elle n'en est pas moins un chef d'oeuvre, notamment grâce au matériau utilisé, le calschiste, un très beau marbre polychrome issu des carrières de Brando et Sisco dans le Cap Corse. Un site archéologique datant du Vème siècle jouxte l'église. A quelques mètres de la Canonica se trouve l'église San Parteo, plus petite et datant de la même époque. Cet édifice a malheureusement pâti d'une restauration peu esthétique à la fin des années 60. |
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L'église San Michele à Murato Le village de Muratu est situé dans la région du Nebbiu (région de St-Florent). L'église romane San Michele (12ème siècle) se dresse sur un promontoire situé à 1km du village. C'est l'une des plus réputées de Corse de par la beauté et l'originalité de son décor constitué d'une bichromie de dalles de calcaire blanc et de serpentine verte (issue du lit du Bevinco) organisée en damier et en bandes horizontales, ainsi que par son clocher-porche en façade (hélas surélevé lors de la restauration de l'église au XIXème siècle, altérant un peu l'harmonie des proportions de l'édifice). L'église San Michele possède également une décoration dont la richesse et la finesse ont été autorisées par la malléabilité de la serpentine : arcs en façade, nombreux ornements représentants des êtres humains, animaux, motifs géométriques et végétaux. L'intérieur a été décoré de fresques au XVème siècle. Accès : soit via Ortale par la D605 depuis la RN193 (au rond-point dit "numéro 4"), soit par la D82 au départ de Saint-Florent via Oletta. Pour la visite de l'église, demander la clé à la Mairie de Muratu. |
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L'église Saint-Jean-Baptiste de La Porta L'un des chefs-d'oeuvre de l'art baroque en Corse est l'église Saint-Jean-Baptiste de La Porta, principale localité de la Castagniccia. On y accède soit par Folelli (sur la côte orientale de l'île), soit depuis Ponte-Leccia sur l'axe routier Bastia-Corte, via Morosaglia (Merusaglia) et le Col de Pratu (a Bocca di u Pratu). Outre sa façade au fronton triomphaliste, l'église de La Porta se distingue surtout par son campanile (clocher) démesuré de 5 étages qui atteint une hauteur de 45m et qui possède tous les éléments du style rococo. La construction de l'église dura de 1648 à 1680 suivant les plans de l'architecte milanais Domenico Baïna. Le campanile date quant à lui de 1720 et la façade de 1707. A l'intérieur, on trouve notamment des toiles et des bois sculptés (dont un grand Christ de la Chapelle Sainte-Croix du XVIIème siècle, classé aux Beaux-Arts), du mobilier liturgique classé, une table de communion en marbre de Carrare, et un orgue de style italien. |
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L'église Saint-Jean-Baptiste de Bastia L'église Saint-Jean-Baptiste, la plus vaste église paroissiale de Corse, se dresse au-dessus de Terra-Vecchia (la ville basse) et surplombe le Vieux Port de Bastia de sa haute et théâtrale façade à deux étages animée de volutes et flanquée de deux clochers du XIXème. Erigée au plus fort de l'art baroque en Corse entre 1636 et 1666, elle respecte les modèles classiques de l'époque, à l'exception de ses trois profondes chapelles, et de l'absence de coupole. La modeste entrée latérale située sur la place du Marché tranche avec le côté ostentatoire de la façade. A l'intérieur, vous pourrez admirer une riche décoration de marbres précieux et colorés (dont le maître-autel de la fin du XVIIè), quelques tableaux de la collection Fesch, des peintures en trompe-l'oeil, ainsi qu'une élégante tribune d'orgues de 1742. |
Photographies © Direction-Corse.com